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June 29
Rue du pal se trouve ma chance, mon outil nourricier et protecteur pense la vigne en mal de traitement
Rue du Pal je m’ennuie, se dit Dracula quand il s’y réveille en plein jour, un pieu entre les côtes.
Rue du Pal quel supplice, constate le monte-en-l’air. Il a pris, justement, la voie des airs et se trouve accroché au sommet des grilles d’une riche demeure.
Rue du pal, en voilà une douleur, se plaint l’écu, divisé de haut en bas.
Tout ceci pour vous dire, que, Rue du Pal, le pal n’est pas toujours celui que vous croyez. June 25 
Merci Francis pour la philosophie de ce nom de rue.
http://francis75.canalblog.com/
Rue du Regard, qui me regarde ? Toi qui abuses de ton droit de regard et qui fouilles, sans vergogne, l’intimité d’autrui ? Toi qui veux tout voir, repérer, observer, considérer ? Sais-tu que d’être regardé dérange l’authenticité de celui qui se sent analysé, examiné, dévisagé ?
Oui, c’est ça, celui qui est regardé par un regardeur est dévisagé, c’est à dire qu’il n’a plus de visage, mais juste le masque qu’il se compose afin de supporter d’être sans face. Il est obligé d’abandonner son vrai visage pour adopter un fard, une parade, un faux air qui lui permettra d’être dé-visagé sans être vulnérable.
Si je perds la face, Rue du Regard, il me faudra plusieurs costumes pour m’y promener. Une panoplie de clown pour qui veut me considérer ainsi. Manteau râpé pour qui m’imaginera pauvre, Les ailes d’un ange pour qui m’envisagera pur et candide.
Rue du regard, faut il de l’imagination, ou bien faut-il être caméléon ?
Rue du Regard, s’agit-il d’exister par le regard de l’autre ou s’agit-il d’être dans son désir, même s’il est tyrannique ?
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June 22 
Quelle invitation ! Quel délire, quel désir que le nom de cette impasse, Impasse des Hautes Folies.
Non contente d’être hors norme, car elle ne relève en rien de la raison, la folie doit être « haute » également.
Remarquons le pluriel dont s’affuble l'impasse : L'impasse Des hautes Folies, impossible de la penser singulière, la déraison. Dommage car c’est pourtant singulier en soit la folie, qu’elle soit douce ou furieuse, qu’elle soit au service des grandeurs ou de l’amour.
Que se passe-t-il, Impasse des Hautes Folies ? J’y ai vu la lune sortir du caniveau, un chat épouser une souris et le bleu de Prusse y verdir de rage car il ne trouvait plus sa patrie sur la mappemonde.
C’est ici, Impasse des Hautes Folies, qu’une chanson se composa quand les mots oublièrent le nom de l’auteur. C’est ici qu’une œuvre musicale se décomposa sous la baguette d’un chef d’orchestre. Elle se trouva prise de haute folie.
Je pourrais vous parler aussi du jour où, Impasse des Hautes Folies, les nuages se liguèrent et organisèrent une grève de la faim pour protester contre la suprématie du soleil. Ils maigrirent si vite qu’ils disparurent longtemps. Et puis, et puis, Impasse des Hautes folies, les pavés sortirent de leur gangue de ciment, les façades se tinrent par la main pour faire comme tous les gars du monde et les toits des maisons se renversèrent pour accueillir les étoiles en leur mitan.
Maintenant, vous comprenez pourquoi, l'Impasse des Hautes Folies est si altière et tient à son pluriel. |  |
June 19 
Rue de l’Adieu est une rue où l’on peut faire vœu de bien des adieux. Il suffit de se trouver dans cette rue, un jour de juin neigeux et tous les adieux proférés se réalisent.
Oui, ces adieux deviennent les vœux d’un instant à saisir, d’un instant à bénir de tous vos vœux.
La condition à la réalisation de ces désirs est qu’ils soient teintés d’adieu. A vous de voir à quoi vous voulez renoncer.
Évidemment vous allez décider de vous débarrasser de vos tourments, moraux ou organiques. Adieu la maladie, bonjour la santé, oui mais rien n’est simple car la santé ne s’apprécie qu’à l’aulne des maux ressentis.
Pour vous sentir en bonne santé, il vous faut faire l’épreuve de quelques douleurs.
Voyons les personnes qui vous encombrent, les pique-assiettes, les râleurs, les radins, les geignards. La belle vie que vous auriez si vous disiez adieu à tous ces chagrins. Certes, mais qui allez vous critiquer avec vos amis ? Avouez qu’il n’est pas de meilleurs plaisirs que de casser du sucre sur le dos de ceux qui le méritent.
Envisageons vos dettes. Là, quelle jouissance que de les mettre aux orties, que de ne plus penser à ce que vous devez pour envisager d’autres dépenses bien plus agréables. Adieu les crédits et vous voilà prêt à acheter quelques fenêtres, afin d’y jeter votre pécule de façon somptuaire. Finalement, remarquez que ces débits vous permettent de faire des économies. Sans eux vous auriez tôt fait d’être dépensier sans raison, vous pourriez vous ruiner. La situation actuelle, grevés d’emprunts comme vous êtes, vous oblige à plus de tempérance.
Cependant, si vous passez Rue de l’Adieu, un jour de juin neigeux, rien ne vous empêche de tenter un vœu, un vœu d’adieu.
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June 18
Geneviève a pris le temps d'arpenter les pavés de mes rues. Elle a laissé son empreinte Rue du Champ des Prêtres. Retournons y goûter ce qu'elle nous y laisse.
Prune des rues.
June 16 
Vous souvenez-vous de cette histoire ancienne ? Enfant, a-t-on pris le temps de vous la dire, un soir pour vous distraire de votre fièvre ou bien pour vous endormir ?
Rappelez-vous ce joueur de flûte, ce jeune homme fringant vêtu de haut de chausse et d’une cape couleur du vent. Je l’imagine au temps de ses vingt ans, désinvolte et léger comme l’air qu’il tirait de son instrument.
Ce damoiseau était habité d’une grâce pure et certainement divine puisqu’il promit, aux bourgeois, de les débarrasser des souris et rats souverains dans la ville.
Le musicien devait se nourrir pour vivre, aussi contre monnaie, il emboucha sa flûte et joua longtemps sur le parvis de l’église. Le son lancinant qu’il modula, fascina les rongeurs. Ils reconnurent leur maître et se regroupèrent autour de lui.
Lorsqu’il n’y eut plus aucun moustachu, à longues dents, à longue queue dans la cité, le joueur de flûte conduisit son troupeau vers une rivière où tous se noyèrent.
Le musicien eut à faire à des ingrats. A son retour, les bourgeois refusèrent de lui payer salaire.
Sa flûte au creux du bras, l’homme partit pour mieux revenir.
A son retour en ces murs oublieux, il n’était plus le gentil cœur aux jolies chausses colorées de gaîté. Son teint était devenu terreux, ses manières indélicates et les clochettes de son chapeau sonnaient comme un glas.
Cette fois encore, il attendit l’heure de la messe, et quand tous les citoyens furent installés à l’office, il tira de son instrument, des sons si envoûtants que tous les enfants le suivirent on ne sait où.
Voilà comment se dit, aux petits que l’on veut rendre sages, la funeste histoire du joueur de flûte. Mais jamais on ne révèle ce qu’il advint du troupeau de gamins.
Et bien c’est Rue des Enfants qu’ils finirent leur périple. Je le sais, on me l’a dit, de source sûre. Les enfants s’installèrent ici, dans la douceur du sud et ils y furent heureux.
Rue des Enfants, on prit tout de même soin d’apprivoiser les rats afin qu’ils ne suivent pas n’importe quel son de flûte. |  |
June 14 
Rue de la Diamanterie, les trottoirs scintillent, ils sont jonchés d’éclats de diamants.
Les tailleurs de pierres de la rue de la Diamanterie fabriquent de précieux joyaux à longueur de journée. Ils sont bien à l’aise, installés sur le devant de leur boutique, assis sur leur tabouret.
Ces artisans sont obligés de porter des verres de soleil, sinon la brillance des pierres si pures les éblouirait.
Rue de la Diamanterie, ces joailliers acharnés travaillent jour et nuit tellement ils ont de diamants à traiter. Aussi, n’ont ils pas le temps de balayer devant leur porte et peu à peu ces riches poussières, ces éclats informes, ces débris précieux montent à l’assaut des sièges sur lesquels se tiennent les tailleurs de pierre de la rue de la Diamanterie.
Mais, ils n’en ont cure, ces forçats de la taille, ces aveuglés de travail et de lumière. Ils continuent sans dormir, sans manger, sans prendre le temps de soulager leur dos ou leurs mains de leur œuvre acharnée. Aussi, ils se trouvent engloutis, eux, leur chaise, leur échoppe, leur rue par la marée montante, débordante, envahissante de ces poussières de diamant.
Rue de la Diamanterie, vous ne la verrez plus, car c’est ainsi qu’elle a disparue.
A moins que de viles diableries m'aient fait conter quelques menteries, Rue de la diamenterie. |  |
June 11 
Rue du Piège, un passant s’y engagea. C’était une sorte de bonhomme audacieux en diable qui voulait toujours prouver sa force et son ingéniosité à ses congénères. Il se dit que Rue du piège était un endroit idéal pour prouver ses talents de déjoueur de piège.
Il prépara tout de même son excursion car, même si le ridicule ne tue pas, cela ne lui disait rien d’en faire l’épreuve.
A l’instar des chevaliers du Moyen-âge, l’homme médita toute une nuit. Il pensait que cette veillée d’arme lui apporterait la force mentale de combattre le traquenard supputé.
A l’aube de cette journée importante, il fit quelques exercices de combat, au corps à corps face à une glace. En effet, conscient de ses faiblesses et n’aimant pas le contact physique il savait que celui qui se réfléchissait en face de lui ne lui répondrait pas violemment. De plus, ils se connaissaient.
Il termina son entraînement par quelques jeux fléchés, histoire de pouvoir résoudre d’éventuelles énigmes. On lui avait raconté, autrefois, que cela se faisait d’avoir à déjouer de tels pièges. Pour lui, c’était ce qui pouvait lui arriver de pire, d’avoir à percer le secret des mots.
Il se sentait plein d’une saine émulation quand il pénétra la rue du Piège. Rien ne l’effraya, rien n’entama le courage qu’il s’était forgé, ni l’étroitesse de la ruelle, ni les odeurs de pissat qui y régnaient, ni les pavés gras et sales sur lesquels il glissait.
Il vérifia tout, les recoins de murs, les interstices des pavés. Il souleva quelques tuiles à sa portée qui recouvraient un muret, il inspecta quelques poubelles putrides
La rue du Piège se révéla courte, vite parcourue quoi. Ce courageux en arpenta plusieurs fois les caniveaux abrutis d’oubli et de crasse.
Au bout de plusieurs voyages il fut déçu de ne trouver aucune difficulté à se mettre sous la dent. « La rue ne recèle aucun danger et voilà tout » se dit il. « Cette dénomination est publicité mensongère », ajouta-t-il en levant le nez au ciel de la rue du piège.
C’est à ce moment qu’il sentit sous son talon, une grosse masse molle qu’il écrasait sans vergogne. La matière était attachante et odorante, il eut toutes les peines du monde à s’en séparer.
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June 10 
Les voyez-vous, rue des échelles de pierre... les échelles de pierre ? Posées contre les murs des rues, sur les façades des maisons, elles grimpent sur les tuiles roses, parcourent les toitures pour atteindre les cheminées.
Arrivées là, les échelles de pierre s’élancent dans les airs. Se rencontrent au dessus des toits pentus, s’enchevêtrent en lignes croisées, décroisées, recroisées. Les échelles de Pierre, par dessus les faîtages des maisons, se mêlent en un réseau déraisonnable d’échelons lapidaires. Les échelles de pierre, rue des échelles de pierre, courent jusqu’aux nuages, les jours où il y en a.
Rue des échelles de pierre, les degrés des échelles sont solides par la force des choses et la force des pierres.
Rue des échelles de pierre, les voyez-vous, ces échelles de pierre ? Ces échelles de pierre qui montent à l’assaut des façades pour atteindre le ciel ?
Si c’est le cas, Risquez-vous à les escalader. Il est toujours intéressant d’emprunter ces degrés de pierre, d’autant plus que personne ne vous demandera de les rendre.
Si vous ne remarquez rien, rue des échelles de pierre, c’est que vous êtes distrait. En ce cas, faîtes attention à la marche.
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June 07 
Elle est bien bonne, celle-là. Elle est bien bonne cette blague-là pour ce blog-ci.
Je suis sacrément en peine de vous la raconter mais, je dois avouer qu’elle m’a séduite. Je la trouve subtile, ineffable et...indicible. C’est dommage car je suis sûre que cela vous aurait intéressé, une blague pareille.
Imaginez votre succès en conversation avec votre patron, à un repas de communion, si vous aviez pu la placer, cette blague du monde, cette blague universelle. A coup sûr vous vous seriez assuré un triomphe sans précédent, une victoire inégalable qui vous aurait apporté gloire et peut-être... peut-être amour. Mais pas la beauté, ça c’est d’un autre ordre.
Enfin peu importe. Aujourd’hui, vous vous dîtes que vous donneriez n’importe quoi pour la connaître, cette blague cosmopolite.
Et je vous jure qu’elle en vaut le coup, elle vaut le coup de rire, de rire, de rire à s’en faire éclater la gorge déployée de rire sans s’arrêter.
Ah, quand j’y pense, si vous saviez... Si vous saviez ce qu’elle est bonne cette blague du monde, cette blague universelle, cette blague essentielle, si vous saviez, si vous saviez... Il faudrait que vous me la racontiez car, à force de m’en réjouir, je l’ai oubliée... |  |
June 06
Merci Georges de ta contribution. Je vois que tu as compris les messages de mon espace personnel et que tu y contribues à bon escient.
Prune des rues qui te salue.
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