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7月30日
Merci Francis de cette plaque emplie d'espoir.
Il paraît que de séjourner un moment, Rue de L’Espérance, revitalise corps et âmes dénutris.
Il suffit, pour ça, quand on foule les pavés de cette rue, d’adopter un certain état d’esprit.
Marcher le nez en l’air favorise ce renouvellement de tonus salutaire au désespérés, à ceux que l’angoisse a desséché, à ceux qui ne savent plus respirer.
Puis il convient de ne penser à rien mais de se laisser remplir de l’air du temps, de l’air du temps qui court, Rue de l’Espérance. Cet air a une qualité particulière, il défroisse l’âme, l’aplanit, la rend réceptive à toutes les poésies qui fleurissent Rue de l’Espérance.
Enfin il faut tâcher d’en goûter l’atmosphère, de la humer, de l’apprivoiser jusqu’à comprendre d’où vient son essence.
C’est en ces dispositions originales que, Rue de l’espérance, l’espoir peut se manifester au attristés.
On dit qu’il fait vivre, alors il arrive que, Rue de l'Espérance, ces derniers optent pour une autre vision du monde.
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7月25日
Ces jours-ci marquent l'anniversaire de ce blog: Un an déjà! comme on dit...Ma foi, je suis dubitative. Contente d'avoir eu cette idée et de vous l'avoir fait partager, mais l'intérêt s'épuise, j'ai bien l'impression.
Faut-il arrêter avant de lasser? Je le pense mais j'aurais aimé démarrer autre chose, or, je n'ai pas d'idée.
Voici donc ces réflexions un peu tristes, amenées par le peu de commentaires reçus. Ils sont sympathiques, ces commentaires, je les apprécie mais ils émanent toujours un peu des mêmes personnes que je remercie d'ailleurs.
Bon, que pensez-vous de tout ça, par rapport à vos propres blogs à vous?
Cependant merci du partage et merci à tous ceux, qui, m'ont envoyé des plaques de rues.
Prune des rues, des chemins.
7月24日 
Qui venge qui, rue du vengeur ?
Qui venge quoi, rue du vengeur ?
Quelle est cette histoire de vengeance dont on ne sait rien ?
La souris a-t-elle enfin trucidé le matou qui la poursuivait ? L’a-t-elle terrassé, éborgné, envoyé aux pelotes de laine que tricote grand-mère ? Le vilain félin en est-il réduit à tendre les deux pattes avant pour aider à la confection de l’écheveau ?
Or le mouton sur le dos duquel on a tondu la toison se venge aussi. Il noue son poil en un enchevêtrement inextricable. Mère-grand ne peut pas, aisément, jouer des aiguilles et les chaussettes qu’elle travaille se trouent de sale façon.
Les chaussettes se trouent également pour se venger de grand-père qui ne se coupe pas les ongles de pied. Les chaussettes réclament un certain respect qu’elles n’ont pas dans les chaussures de l’aîné.
Alors la Vendetta est consommée et le grand-père est, maintenant, enrhumé.
Hippocrate lui prescrit de la poudre de Perlimpinpin, mais cette denrée fut mal tamisée en un tamis, là mis, dans une tamiserie. Aussi le tamis riposta et du papy ne fut pas l’ami.
Le matou apparu au début de cette histoire de fous se promet de prendre sa revanche sur la gent trotte-menu. Il se souvient de la loi du Talion et envoie le raton dératé paître dans la laine que grand-mère tricote sans discontinuer.
Aussitôt, Grand-père qui est un fameux chasseur, l’aperçoit et le jette, avec ses chaussettes dans le caniveau de La rue du Vengeur.
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7月23日 
Pour l'anniversaire, ces jours-ci, d'une copine qui se reconnaîtra.
Rue de la Belle Angèle je me suis arrêtée.
Pour écouter sa voix si douce, sa voix si pure.
Rue de la Belle Angèle, j’ai très bien entendu
Ce qu’elle chantait à celui que son cœur a élu.
Rue de la Belle Angèle, je me suis perdue ;
Perdue dans ses vocalises, dans ses uts et contre uts.
Rue de la Belle Angèle coulait un cristal si beau
De sa harpe et des cordes fluides de son âme,
Que j’ai repris avec elle ce refrain un peu sot:
« Oh la belle eau, la belle eau, la belle eau. »
7月17日 
Merci Georges, encore une fois.
http://charentaisdecoeur.spaces.msn.com/
Si l’on annonce à la cantonade que Jules boit, on manque sacrément de discrétion jusqu’à porter le discrédit sur la tempérance du quidam et, tel que je vous connais, il est à parier que vous allez en faire tout un roman.
Oui, c’est dit : Jules boit. Qu’entendez-vous par de tels propos, qu’envisagez-vous de la vie de Jules, de sa femme, de sa concierge ?
Certainement vous voilà en train d’imaginez Jules traîner de bar en bar, raconter à son épouse que la boulangerie était fermée et qu’il a dû faire le tour de la ville pour trouver des croissants. Puis vous entendez cette dernière lui rétorquer, qu’à midi passé, elle n’a plus goût aux pâtisseries. Jules répond qu’il a voulu lui faire plaisir et qu’il n’a pas vu l’heure courir. Comme elle l’accuse de sentir l’alcool, il ajoute qu’il a rencontré Paul et que ce dernier l’a obligé à arroser la naissance du petit dernier, que s’il avait refusé le verre de l’amitié, Paul se serait fâché. Germaine, ladite épousée, est bonne fille et ne demande qu’à croire les propos de son mari. Mais voilà la concierge, la concierge qui remplit son rôle de concierge et, à l’occasion, le verre de Jules, histoire de se le mettre dans la poche. La concierge, donc, se charge d’affranchir Germaine et lui révèle que Jules n’a jamais eu l’intention d’aller aux croissants de bon matin. Elle lui raconte qu’il a dirigé ses pas, tout de go, vers le premier bistrot, premier bistrot qui ne fut pas le dernier. Grâce à cette dame gardienne des foyers et garante de la paix des ménages, entrevoyez le dimanche que se prépare Jules.
Voilà toute l’histoire que vous vous êtes spontanément construite à la lecture de cette simple affirmation : « Jules boit ». Je vous trouve assez culottés, tout de même, d’avancer de tels inepties, de répandre de telles rumeurs. Et c’est, de plus, fort injuste car si je vous dit : « Rue de la Pie qui boit, la pie boit », vous n’allez pas lui attribuer de tels débordements, à cette bavarde. |  |
7月15日
Route verte, un tapis de feuilles et de mousses maquille l’asphalte.
Route verte, les herbiers se juchent sur la ligne blanche pour baliser le milieu de la chaussée.
Route verte, les branches des peupliers bruissent et enrobent les décibels des moteurs.
Route verte, les verts se confondent, se mêlent d’or et se mordorent. Les verts se liguent, se conjurent, s’ourdissent et se trament.
Route verte, les verts prennent le chemin de cyan, s’enrichissent de turquoise, s’émaillent d’amande, s'enivrent d’absinthe, se rehaussent de bronze et d’émeraude.
Route verte, les verts s’enfuient vers l’écume. Ils se sont alliés pour défier le bleu des marées, pour épouser la couleur de la mer qui se languit de verdeur.
Prune dans ses rues
Route verte Route vers Sans revers Vert verveine parfois tilleul pas sapin ni sans pain
Une rue nuancée
aux couleurs de l'espoir ...
Une... Signature, une empreinte dans mes rues.
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